ohai.social is one of the many independent Mastodon servers you can use to participate in the fediverse.
A cozy, fast and secure Mastodon server where everyone is welcome. Run by the folks at ohai.is.

Administered by:

Server stats:

1.8K
active users

#recueil

2 posts2 participants0 posts today

Quelle importance – Michel LAMBERT – 2024 – Ed. Quadrature

Quatrième de couverture

Les nouvelles de ce recueil racontent la confrontation entre des personnages qui se ressemblent ou pas, qui s’aiment ou pas. Chaque histoire est un spectacle qui met en scène des êtres pour qui l’heure de la vérité a sonné. Peut-être… Pas sûr. C’est si difficile. Parfois ils se taisent, parfois ils parlent trop, parfois ils rient pour une bêtise, parfois ils mentent, il leur arrive même de toucher la cible en plein cœur. Croient-ils. Quelle importance après tout, pourvu que le ciel qu’ils contemplent si souvent ne leur fasse pas faux bond.

Mon Avis

La vie est faite de souvenirs. De hauts et de bas dans les relations. Parfois, il reste les regrets. Plutôt une sorte de je-ne-sais-quoi indéfinissable. Comme un mot que l’on aurait sur le bout de la langue, et qui disparaîtrait. Des actes ont lieu sans que l’on en comprenne la raison. Cette dernière est peut-être si peu significative, qu’elle n’a pas eu d’importance. qu’à un moment du passé. Des années plus tard, l’oubli l’aurait balayé et mis sous le tapis de la mémoire défaillante. Tels sont les personnages de ce recueil de nouvelles. Un jour, un événement important à leurs yeux, les a fait réagir. Malheureusement ou heureusement, des années plus tard, ils ne s’en souviennent pas. Ils ont des doutes et se questionnent.

Le recueil nous emmène dans des souvenirs hachés, cachés, oubliés des personnages. Peut-être que ces regrets ne sont pas si importants? Cela s’est passé à un moment précis de leur vie, où ils n’étaient pas au mieux de leur forme. Le vocabulaire utilisé est celui de la nostalgie, de l’oubli, du remords. Pourquoi? Aucun des personnages ne pourrait répondre à cette question. Enfin oui, ils le savent. Puis, non, c’est une sorte de déjà-vu. Pas vraiment vu. Peut-être s’en souviendront ils. Peut-être pas. Le lecteur les suit dans leurs pérégrinations et dans les méandres de leurs souvenirs à moitié effacés.

La mémoire est ce que l’humain a de plus précieux, entre autres. Elle est la dépositaire de sa vie. Que se passe-t-il quand elle se met à fondre comme neige au soleil? Quand elle fait divaguer à la recherche de quelque chose perdu dans la brume? Les personnages, dans un superbe récit de l’auteur, vivent cet instant. Ce moment où la mémoire, les souvenirs font gravement défaut. Ils ont beau chercher, mais rien ne leur vient à l’esprit. C’est rageant. Est-ce si important? C’est peut-être la raison pour laquelle la mémoire ne joue pas son rôle, ou peut-être autre chose. Quelle qu’en soit la raison, les personnes continuent à se questionner sur leur carence. Sur les souvenirs effacés. Sur les faits oubliés. Quelle importance? Pourvu que la vie continue…

 

9782931080481    Ed. Quadrature    124 p.    18€

 

Je suis très fier de participer à ce projet (notamment le site web qui va vivre plusieurs vie réaliser avec @Camnoray ). Un peu de promo :

Ce printemps, débordons Bolloré. Face à la concentration, faisons jouer notre multiplicité. Nous sommes une cinquantaine d’éditeurices indépendant·es à coéditer un recueil, Déborder Bolloré, qui paraîtra en juin en librairie.

Plus d’informations sur deborderbollore.fr
Amixes éditeurices, il n’est pas trop tard pour nous rejoindre.

Coéditer ce livre à plusieurs structures éditoriales, c’est continuer un pari politique : la dispersion et la multiplication contre la concentration.

Ce printemps, débordons Bolloré. Face à la concentration, faisons jouer notre multiplicité. Nous sommes une cinquantaine d’éditeurices indépendant·es à coéditer un recueil, Déborder Bolloré, qui paraîtra en juin en librairie.

Plus d’informations sur deborderbollore.fr
Amixes éditeurices, il n’est pas trop tard pour nous rejoindre.

Coéditer ce livre à plusieurs structures éditoriales, c’est continuer un pari politique : la dispersion et la multiplication contre la concentration.

1/3

#Lecture : Premier #recueil de #poèmes de Clara #Inglese aux Editions du Chat Polaire

Tropismes vous invite à rencontrer Clara Inglese à l'occasion de la parution de Linea Alba, son premier recueil de poèmes, illustré par Helena Da Silva Casquilo aux éditions du Chat Polaire. Femme de lettres et soprano, Clara Inglese, se produit sur de nombreuses scènes européennes, de la Belgique à l'Italie (ses pays d'origine), en passant par la France, la Suisse, l'Allemagne et les…

bruxelles-city-news.be/lecture

Bruxelles City News · Bruxelles City News : Votre guide de la capitale belgeDécouvrez l'actualité, les événements et les infos pratiques pour vivre Bruxelles comme jamais auparavant.

#Lecture : Premier #recueil de #poèmes de Clara #Inglese aux Editions du Chat Polaire

Tropismes vous invite à rencontrer Clara Inglese à l'occasion de la parution de Linea Alba, son premier recueil de poèmes, illustré par Helena Da Silva Casquilo aux éditions du Chat Polaire.   Femme de lettres et soprano, Clara Inglese, se produit sur de nombreuses scènes européennes, de la Belgique à l'Italie (ses pays d'origine), en passant par la France, la Suisse, l'Allemagne et…

bruxelles-city-news.be/lecture

Bruxelles City News · Bruxelles City News : Votre guide de la capitale belgeDécouvrez l'actualité, les événements et les infos pratiques pour vivre Bruxelles comme jamais auparavant.

Transports en commun – Denise MIEGE & Leeloo VAN LOO – 2013 – Tabou Ed.

Quatrième de couverture

Transports en commun, c’est avant tout l’histoire d’une rencontre, riche et surprenante. Plus de quarante ans séparent en effet ces deux amoureuses du verbe qui vous livrent une compilation de nouvelles érotiques exubérantes, excitantes et parfois désopilantes. Elles ont pris un malicieux plaisir à mettre en scène de nombreux personnages immoraux et frivoles dans ce recueil aux textes audacieux, gais et insolents. Les femmes y sont totalement délurées et détiennent probablement la palme de la mauvaise conduite. Et si d’aventure le grotesque et le sordide s’invitent à la fête, la provocation se transforme – grâce au génie de Denise et Leeloo – en Art majeur.

Mon Avis

Dès son premier souffle sur terre, l’humain a fait des rencontres. Si elles sont innocentes au début, elles peuvent devenir intéressantes dès qu’il devient adulte. Des hommes et des femmes se rencontrent. Par le fait du hasard. Lors d’un rendez-vous convenu. Par la force des choses. Ces rencontres peuvent être secrètes, discrètes, au su et au vu de tous. Des liens se nouent, parfois, pour le plaisir. Pour donner un sens à l’absence de tendresse dans le couple. Pour s’éloigner des habitudes routinières. Pour pimenter le devoir conjugal. Pourquoi ne pas profiter de petites folies passagères? Ces petites folies qui vous poussent à vous découvrir sous un autre jour. Telles sont les nouvelles que nous ont concoctées les deux auteures.

En effet, les histoires sont plus ou moins courtes. Elles abordent tous les styles, même le policier, le roman noir. Le lecteur se fait merveilleusement surprendre, dès les premiers mots. Ces hommes et ces femmes font fi des règles sociétales. Ils se laissent emporter, seul, en couple ou en groupe, par leurs plaisirs variés. Les histoires se suivent et ne se ressemblent pas. Le lecteur passe d’un récit sur une rencontre à un polar sanglant. Le vocabulaire est celui de l’érotisme, car ce roman est destiné à un public averti. Les histoires ont un point commun: les humains se laissent transporter par leurs sens. Ils en sont heureux.

Ce recueil de nouvelles est adressé à un public averti. Le transport des sens va au-delà de la folie des hommes et des femmes. Ces derniers expriment leur liberté d’aimer. De s’aimer. Et de vivre leurs rêves avec des inconnus ou des personnes qui partagent leur vie. Ces personnes font du lecteur un complice de leurs aventures. Ce dernier les suit et se surprend à sourire, à trembler de peur, sans pour autant les juger. Il est surprenant de découvrir plusieurs styles qui n’ont rien à voir avec le roman pour adultes. Aussi, découvrir un roman noir, un polar, un serial killer et autres personnages du même acabit, surprend dès les premières pages.

 

9782363260130   Ed. Tabou Coll. Les jardins de Priape   208 p.   17€

L’amant du Mistral – Dominique NIEZNANY, 2024, Ed. Quadrature

Quatrième de couverture

Une femme, un homme. Des hommes, des femmes… Dans ce recueil, tout est affaire de rencontres, d’effleurements, de confrontations, d’observations. L’humour est présent, la lucidité aussi. Cela donne une petite musique douce-amère qui parfois nous fait sourire, et, souvent, nous laisse songeur.

Mon Avis

Amours furtifs. Instants volés. Instants rêvés, sublimés, imaginés. Volés à la vie. Ils sont comme ce vent austral qui souffle. Qui fait la pluie et le beau temps. Telles sont ces histoires que l’auteur nous raconte. Des histoires d’amour plus ou moins insolites. Ce sont des moments volés à la vie. Des moments esquissés avec ou sans la complicité de l’humain concerné. Instants brefs et intenses. Coupables ou non. De nombreux individus ont vécu cela loin du regard des autres. Parfois avec des regards ou des sourires complices. Comment se terminent ces histoires? Qui sont ces hommes et ces femmes qui s’y adonnent? Pourquoi ces instants volés, secrets, tus?

Ce recueil de nouvelles nous emmène dans les secrets des humains. Homme et femmes solitaires. Des êtres adeptes du secret et de l’instant volé à la vie routinière. Au regard des autres. La plume de l’auteur nous fait ressentir une impression d’inachevé. L’histoire se déroule bien, mais, il y a quelque chose d’autre. Mais quoi? Une sorte de mystère qui aurait pu changer le cours de l’histoire. Un acte manqué? C’est ce qui fait le plaisir de la lecture car nous avons envie de dire: « Et si« . Les personnages vivent des moments qu’ils fantasment. Un peu trop, peut-être, ou pas assez. Mais, dont la chute laisse le lecteur dans l’expectative, ressentant diverses émotions.

Comment expliquer les pensées d’un humain, sur un acte, un fait? Avec un humour caustique, l’auteur nous raconte des bouts de vie. Des instants marquants en deçà des souhaits les plus simples. Les chutes sont délicieusement terribles. Terriblement humoristiques, parfois. Le lecteur se régale de chaque récit. Ce recueil de nouvelles nous narre des histoires de tous les jours, mais, dont, pendant un instant, le personnage fantasme le déroulement, voire, la suite. Le lecteur, aussi, rêve de la suite et de la fin. Cependant, aucun d’eux n’imagine ce qui se passera réellement. La lecture reste addictive et le lecteur, fébrile, se laisse emporter dans une histoire qui dépasse son entendement. Il tente même de réécrire mentalement la chute. Mais le destin veille. Jalousement.

 

9782931080443    Ed. Quadrature    123 p.    18€

Hello tout le monde ! Parallèlement à la BD, je me remets au travail sur le projet de livre en duo avec Daniel Miles !
Voilà un (tout petit) aperçu avec ce gecko en cours d'habillage 🦎 Vous n'en saurez pas plus pour le moment héhé (mais nous espérons avancer suffisamment pour pouvoir vous en reparler bientôt !)
A suivre...

facebook.com/Daniel.Miles.aute
.
#livreencours #recueil #contes #gecko #lezard #totems #animauxtotems

Amies, aminches,
Après Rétines Acides, la grande Vanda Spengler invoque à nouveau les démons de l’underground - dont votre Bibi - autour cette fois-ci d’un double thème de ses obsessions… 68 planches de beau bizarre, de poésie et de cauchemars... tous ensemble, ON A ENFANTÉ UN MONSTRE... d’ores et déjà en préco ici : gofund.me/acdf7623
À bon un tiens d’heurt en vaut deux tu l’auras, salut !!!

Les femmes et les enfants d’abord – Line ALEXANDRE – 2024 – Ed. Quadrature

Quatrième de Couverture

« Je sais bien que tu as envie de me lâcher, mais si tu pars un jour, je te préviens, je me pends. À chaque fois, son cœur saute dans sa poitrine, elle ne s’habitue pas. Elle reste ou elle se dégage en disant Je reviens avec toute la douceur qui lui reste pour lui, sa douceur s’épuise même pour les enfants et cela elle le redoute plus que tout. » Les femmes et les enfants d’abord : le cri d’un capitaine de navire qui fait naufrage. Mais les femmes sont ici de modestes guerrières de tous les jours qui affrontent la solitude, la maladie, la folie, subissent désamour ou injures. Elles s’efforcent d’être assez fortes pour se sauver, et surtout sauver les enfants, ces victimes innocentes, quand le monde menace de couler. La tendresse est alors un si précieux renfort.

Mon Avis

« Les femmes et les enfants d’abord« . Cette phrase suppose un grand danger dans la marine. C’est ce que dit le capitaine d’un navire qui coule. Et du danger, il en existe dans ce recueil de nouvelles. Il existe sous toutes les formes. Auprès des personnes âgées, des femmes, des enfants. Ces violences ne sont pas toujours visibles. Elles sont physiques, psychologiques. Les situations évoquées ne nous sont pas étrangères. Au contraire. À un moment de notre vie, nous avons entendu, vu ou soupçonné quelque chose. Quelle a été notre réaction? Avons-nous aidé? Nous sommes nous tus? Pourquoi ? Ces femmes ont dû affronter des moments difficiles. Ce sont des survivantes.

Ce recueil de nouvelles nous parle des héroïnes du quotidien. De femmes qui tentent de reprendre leur vie en main. Des femmes qui doivent lutter pour rester en vie. Face à la violence, la maladie, leur instinct de survie est stimulé. L’auteure nous met face à ces femmes qui ont des choix à faire pour se protéger. Pour protéger leur famille. Les nouvelles sont courtes et intenses. Chaque chapitre est titré. Un titre percutant, court, qui invite à prendre connaissance de l’histoire. Qui titille la curiosité du lecteur. Par ailleurs, l’auteure brosse le tableau des sentiments. Ceux des femmes. Des « pourquoi?« . Des « comment?« . Des « Et si…« . Des actes manqués. Des questions qui ne sont pas, toujours, de rhétorique.

La place de la femme, dans ce recueil, est très forte. Ainsi que celui de ses actes et de ses sentiments. Qui dit femmes, dit souvent enfants. Ils sont inclus dans ce paysage où l’homme fait partie de l’environnement. Ce dernier brille, parfois, par sa présence éteinte ou sa lumineuse absence. Quand il s’intègre à cet environnement, ce n’est pas pour du positif. Il tente de s’attribuer une place, une imposante et dangereuse présence. Tandis que l’enfant subit. Il subit les adultes et leurs idées plus ou moins lumineuses. Leur présence peu sereine. Les femmes et les enfants de ce recueil subissent les violences de la vie. Ils ne doivent compter que sur eux pour la changer. Ils sont fatalement fragiles. Ils prennent parfois de timides décisions. Ils rêvent toujours du meilleur qu’ils tentent de toucher timidement du bout des doigts.

 

9782931080405   Ed. Quadrature   128 p.   18€

Les corps sensibles – Patrick DELPERDANCE – 2024 – Ed. Quadrature

Quatrième de couverture

Vous avez pris ce livre en main et vous l’avez retourné pour lire le texte écrit à l’arrière. Vous voulez en savoir plus et vous faire une idée de ce qu’il raconte. Voir si cela peut vous intéresser. Qui sont donc ces corps sensibles dont parle le titre ? Eh bien, c’est vous. Vous, oui, vous-mêmes. Qui êtes là, debout, un livre dans les mains. Ce livre parle de vous. Il parle d’un homme qui retrouve son frère pour vider la maison de campagne de leurs parents. D’un couple en vacances à Rome, qui n’arrive pas à trouver le sommeil parce qu’il fait trop chaud, surtout la nuit. D’une jeune femme qui ne supporte plus la vie que lui font mener ses deux jeunes enfants. D’un adolescent qui se rend compte que sa grand-mère ne sera bientôt plus qu’un souvenir pour lui. Il parle de vous, de moi, de nous. De nous tous, qui sommes des corps. Des corps humains. Des corps sensibles. Vous le savez bien, n’est-ce pas ?

Mon Avis

L’intimité. Cette partie cachée à tous, ainsi que les problèmes qui s’y attachent: la Généalogie, les problèmes de peau, la vie sexuelle. Etc. Des questions qui se posent. Les problèmes de parentalité qui émergent. Des soucis qui naissent des corps. De leur présence ou non. De ce qui touche à ces choses qui le rendent si sensibles. D’une sensibilité douloureuse. Une sensibilité qui laisse des traces inextinguibles. C’est de cela que nous parle ce recueil de nouvelles. Des textes qui abordent des sujets parfois tabous. Qui sont-ils? Quels sont leurs questionnements? Qu’est-ce qui atteint leur psyché? Y a-t-il une solution?

C’est un voyage à travers l’intimité de l’humain que nous propose l’auteur. Un voyage dans la souffrance, dans les désirs inassouvis, dans la recherche vaine de ce qui peut remplir un vide abyssal qu’éprouve une personne. Ce genre de vide qui, peu à peu, mine le corps, le cœur et l’âme. Les nouvelles sont courtes. Les sujets abordés sont d’une grande intensité. Les êtres concernés sont minés par un je-ne-sais-quoi qui leur donne le bourdon. Il leur manque quelque chose. Mais quoi? Leur recherche est éternelle. Une sorte de quête qui devrait donner un sens à la vie. Au fil de la lecture, les thèmes abordés intriguent, puis questionnent le lecteur. Qu’aurions nous faire à leur place?

Ce recueil de nouvelles est très prenant. Les sujets abordés sont très touchants. Ils touchent des maux intimes de l’humain. Des maux relatifs aux origines, au mal-être, à la question du « Moi » profond. Le lecteur accompagne les héros de ses nouvelles dans leur quête du savoir. Du non savoir. De la guérison des blessures intimes. Comment faire? Y a-t-il une réponse à leur quête, à ces souvenirs qui les turlupine? Les mots forts installent une atmosphère troublante. Qui sont ces hommes et ces femmes énigmatiques? Ce dont des questionnements, les douleurs, les errances psychiques sont vaines. Vont-ils trouver enfin cette pièce qui manque aux puzzles de leur vie? Même eux n’ont pas la réponse.

 

9782931108429    Ed. Quadrature    118 p.    18€

Sentimental Journey – Seiko TANABE – 2024 – Ed. d’Est en Ouest

Quatrième de couverture

Ce voyage sentimental prend place dans une société chamboulée au sortir de la guerre, à une époque où les femmes revendiquent leur égalité et où le parti communiste gagne en popularité dans les esprits japonais. Parmi ces femmes, nous retrouvons Yuiko, qui aime expérimenter ses relations en femme libre. Tayoko, qui connaît sa valeur et ne se laisse plus leurrer par les hommes. Moeko, qui décide de vivre le vrai amour même si pour cela elle doit transgresser la morale, et enfin le duo formé par Kie et Tomoko, l’une faisant face à sa belle-mère et l’autre à ses parents, qui refusent de suivre « le droit chemin » des jeunes japonaises de l’époque. De sa plume franche et authentique, Seiko Tanabe présente des femmes qui s’arment face au traditionnel Japon patriarcal. L’auteure, à travers les époques et les conditions sociales, aborde avec humour des thèmes intemporels qui parlent encore aux femmes d’aujourd’hui.

Mon Avis

L’amour…. Le nerf de la vie. Un mot qui peut faire basculer la vie des êtres dans le pire des enfers, comme dans le plus pur Eden. L’être humain a toujours soif d’amour et s’en désaltère autant que possible. Cependant, tout le monde n’est pas gagnant dans cette discipline. Certains jouant les abeilles, vont de fleurs en fleurs, sans aucun attachement. D’autres se persuadent qu’ils éprouvent l’amour envers quelqu’un qui joue un rôle compliqué. D’aucuns deviennent fous et cherchent un moyen violent de se débarrasser de l’objet de leur peine. Ce sont ceux-là que le recueil nous présente. L’humain, ne sait pas toujours agir face à une déferlante d’amour. Les réponses les dépassent parfois et les laissent au bord de la route, atterrés par la tournure prise par les événements.

L’auteur présente différentes situations, et semble demander au lecteur ce qu’il aurait fait à la place du personnage. C’est aussi une manière de faire comprendre à l’humain qu’il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, sous peine de perdre ses rêves, ainsi que la personne qui devait les partager. L’amour se vit à deux. Se partage. Le style est très poétique. Avec humour, l’auteur raconte: l’amoureux transi, l’amoureux bafoué, l’amoureux ignoré ou évincé. Pas toujours simple d’aimer. L’auteur nous raconte les couacs de l’amour. Ces instants que personne ne voudrait connaître. Par pudeur. Par honte. Par peur des moqueries. Ces nouvelles démontrent bien le rôle de la campagne ou de la ville, dans l’amour. 

Les campagnards sont grivois et curieux. Ils aiment répandre des rumeurs. Tandis que les citadins sont plus ouverts et jugent moins, selon l’auteur. Est-ce vrai? L’amour rejeté, piétiné ou lié à des rumeurs reçoit le même accueil partout, à mon humble avis. Nous voyageons dans différentes situations sentimentales où l’homme et la femme sont passés à côté d’une belle histoire d’amour à la japonaise. C’est-à-dire tout en pudeur. En douceur. En cachette. Et en sourires masqués de la main. Peut-être y a-t-il un peu trop de tout cela qui fait que les protagonistes loupent le coche. À force de réfléchir et de procrastiner, le grand amour, se lasse d’attendre. Ces questions se poseront à vous, au fil de la lecture.

 

9782487164017   Ed. d’Est en Ouest Coll. Nouvelles   320 p.   18€

Quatrième de couverture

Françoise Autin renoue ici avec la simplicité des poètes orientaux (Wang Wei, Bashô). Comme les étoiles dans le ciel sont groupées en constellations qui illuminent la nuit, ces quelques mots jetés sur une page sont les éclats d’une méditation, ces presque rien, ces je-ne-sais-quoi qui font le charme de la vie et, peut-être, lui donnes son sens. Sont venus la rejoindre trois amis aquarellistes qui donnent à ses mots forme et couleur.

Mon Avis

J’aime bien les haïku. En si peu de mots, ils disent tant de choses. Ce sont des concentrés d’émotions, de rêves, de questionnements. De vie. L’auteure les déclame tout au long des saisons, parlant, comme de coutume, de sa Provence. Cet endroit qu’elle chérit du fond du cœur et qui est au centre de ses écrits. Elle décrit ce qui l’entoure. Comme tout le monde, toute personne a admiré le paysage, la vie qui les entoure, dans une ville ou un village qu’il aime, puis, en fait une description avec passion. C’est ce que fait l’auteure. De la plus belle des manières: sous forme de haïku. Des vers qui encensent sa Provence.

La vie de tout ce qui existe dans un village de Provence est détaillé dans un concentré de mots. Des mots qui vont directement au cœur des choses. « Iris planté/Source bouchée/Le froid revenu/La vie continue« . Ces vers décrivent aussi bien le quotidien de l’auteure que la vie de son village en plein hiver. Les mots sont directs. Ils sont choisis avec une extrême exigence. Le lecteur prend, alors, conscience de ce qui se passe en plein février en Provence. Il imagine la beauté des paysages. Des aquarelles d’une grande beauté ornent ses poèmes. Elles sont aux couleurs de la Provence: des arbres fruitiers, de la Lavande, des raisins, la flore et la faune provençale. 

Des aquarelles qui nous font voyager à travers la Provence. « Le bleu de ma fenêtre/Part en éclats/Peindre la nuit« . Le lecteur imagine ce ciel nocturne, constellé d’étoiles, tel une aquarelle. Il se laisse porter par des vers. Des haïkus. La beauté des strophes. L’auteure, dans tous ses écrits, a toujours parlé de la vie de son village. De ses passions qui tournent autour de sa région. Son écrit est riche de la description des nombreuses villes qui l’entourent, et font l’unicité de sa province. C’est un regard vif et perçant que le lecteur apprécie profondément. La Provence n’a jamais été aussi belle qu’à travers les mots de Françoise Autin. Des mots qui pourraient appartenir à Jean Giono. 

 

9782919270149    Ed. Les Trois Platanes    52 p.    18€

https://litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com/2024/09/02/haikus-du-pigeonnier-francoise-autin-2023-ed-les-trois-platanes/