Guillaume Blanc ⏚<p>Une tribune dans les Échos du chimiste Bernard Meunier propose de : « de revenir aux fondamentaux, à un CNRS dirigé par des scientifiques de haut niveau, avec un périmètre restreint allant des mathématiques à la biologie, avec les sciences expérimentales comme socle commun. »</p><p><a href="https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-quel-avenir-pour-le-cnrs-2153072" rel="nofollow noopener" translate="no" target="_blank"><span class="invisible">https://www.</span><span class="ellipsis">lesechos.fr/idees-debats/cercl</span><span class="invisible">e/opinion-quel-avenir-pour-le-cnrs-2153072</span></a></p><p>Évidemment, la tribune est bourrée de poncifs et d'idées reçues à chaque phrase, comme en témoigne la réponse faite dans AlterÉco : <a href="https://www.alternatives-economiques.fr/recherche-sciences-humaines-sociales-a-t-un-avenir/00114547" rel="nofollow noopener" translate="no" target="_blank"><span class="invisible">https://www.</span><span class="ellipsis">alternatives-economiques.fr/re</span><span class="invisible">cherche-sciences-humaines-sociales-a-t-un-avenir/00114547</span></a></p><p>Je me demande néanmoins si la phrase clé de la tribune n'est pas : « Le CNRS doit être armé pour appréhender les grands enjeux nationaux et internationaux en assurant le continuum recherche fondamentale, innovations, applications. » Elle stipule en effet que la recherche est LE MOTEUR de la croissance économique. Mais la recherche en sciences dure seulement. Et même, plus précisément : « celles qui s'appuient sur de l'instrumentation de haut niveau ». C'est-à-dire celles qui font fonctionner l'économie dans leur existence même (achat de gros équipements). La recherche n'est plus vue comme une pure production de connaissance mais assumée comme unique moteur du capitalisme... </p><p>Dans ce cadre « les grands enjeux internationaux » ne sont pas, par exemple, la catastrophe écologique, mais bel et bien la croissance économique. </p><p>Dans ce cas contraire, si l'on souhaite aller vers une recherche qui apporterait des solutions à ces enjeux (écologiques), il faudrait probablement limiter la science des grands instruments et faire fructifier les SHS, seules à même de répondre à l'unique question en suspend : « comment vivre à 8-10 milliards sereinement sur une planète de taille finie ? » </p><p><a href="https://social.sciences.re/tags/ESR" class="mention hashtag" rel="nofollow noopener" target="_blank">#<span>ESR</span></a> <a href="https://social.sciences.re/tags/CNRS" class="mention hashtag" rel="nofollow noopener" target="_blank">#<span>CNRS</span></a> <a href="https://social.sciences.re/tags/recherche" class="mention hashtag" rel="nofollow noopener" target="_blank">#<span>recherche</span></a> <a href="https://social.sciences.re/tags/science" class="mention hashtag" rel="nofollow noopener" target="_blank">#<span>science</span></a></p>